angels are with you.

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Art by Sanaa

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i am free from all burdens.

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Qui es-tu?

 

Qui es- tu?

Es-tu celle que je crois
Ou celle que je veux que tu sois?

Es-tu celle qui écoute
Ou celle qui agit?

Es-tu celle qui comprend
Ou celle qui fait la sourde oreille?

Qui es-tu?

Qui es-tu
Quand tu es face à moi?

Qui es-tu
Quand tu es face aux autres?

Qui es-tu?
Qui es-tu?

Je te vois comme une force obscure
Qui m’empêche de me réaliser.
Je te vois comme le mal incarné
Qui m’empêche de vivre.

Je vois le mal en toi
Et je refuse de te voir.

Je refuse de t’ouvrir
La porte de mon cœur.

Je t’ai exclue
De mon paradis
Qui est devenu un enfer,
Car ta colère
S’est propagée tout au long
De mon être.

Et aujourd’hui, face à toi,
Je me sens impuissante.

Je me sens impuissante,
Et chaque pas que j’entreprends
Est voué à l’échec.

Chaque pas me fait perdre espoir,
Et je sens le poids du passé
Qui m’empêche de me libérer.

Je veux me libérer de toi,
Et de ton mal être.
Mais je n’y arrive pas.

Je suis épuisée,
Je me sens condamnée
à vivre avec tes maux
Et souffrir avec toi
Alors que mon intention
Est d’exister,
En paix.

Alors je me mets face à toi,
Et j’accepte de te voir
Autrement.

J’accepte de te voir telle que tu es
Et non plus celle que je veux que tu sois.

J’accepte de te voir telle que tu es.
Alors montre toi à moi,
Tous les jours, chaque instant,
Jusqu’à ce que je comprenne
Que toi c’est moi.

Que toi, tu es la vraie moi.

Que toi, tu es celle qui est venue
Vivre
E non pas être l’ombre de la mort.

Alors je veux te voir,
Entière,
Telle que tu es,
Nue,
Dans tous tes aspects,
Dans tout ce que tu es venue
Apporter.

Je ne peux plus te nier,
Je ne peux plus te tourner le dos
Et t’appeler le mal.

Tu fais partie de moi,
Je ne peux plus te refuser.

Je ne peux plus te refuser.

Je me dois de t’accepter,
Et de t’aimer tel que tu es.

Je ne t’avais pas comprise,
J’ai vu le mal en toi.
Le jugement m’a fait perdre
Le sens de l’amour et la compassion.

Comment m’ouvrir
À toi ?
Comment ouvrir mon cœur à l’amour et la compassion
Envers toi ?
Comment changer ma perception
De toi?
Comment t’accepter sans condition?
Comment te voir comme une lumière
Et non plus comme un démon?

Comment?

Comment puis-je ouvrir
Mon cœur et te voir
Tel que tu es?

Comment?

Comment?

Guide moi,
Dans l’ombre et la lumière.
Guide moi,
Dans cette dualité
Qui fait parti de moi,
Guide moi
À trouver cet équilibre
Et ne plus sombrer dans
L’extrémisme et le jugement.

Juste l’équilibre.

Trouver l’équilibre
Entre ces forces qui m’animent.

Montre toi à moi,
Tous les jours, à chaque instant,
Jusqu’à ce que je comprenne
Que toi c’est moi.

Montre toi à moi,
Même si la peur se présentera.

Oui, j’ai peur de te voir,
J’ai peur de toi,
J’ai peur de qui tu es,
J’ai peur qu’on te juge,
J’ai peur qu’on te rejette.

J’ai peur,
Je suis terrifiée par qui tu es.
Je ne sais pas qui tu es
Et c’est parce que je ne sais pas,
Que ma peur devient incontrôlable.

J’ai peur de toi,
J’ai peur de ce que tu peux me faire faire,

J’ai peur de toi,
Parce que je ne te connais pas,

J’ai perdu l’image de celle que je suis,
Depuis bien longtemps.
Ma mémoire a effacé toute trace
De cet être que je suis venue incarner.

Aujourd’hui, je porte ce masque
Que je n’arrive pas à enlever
Car je me suis identifiée
À cet être toute ma vie.

Et toi, face à moi,
Je ne pouvais que te rejeter.
Je ne pouvais que te refuser.

Le chemin de l’amour et de la compassion
M’amène à tes portes.
Je me regarde dans le miroir,
Je me regarde dans les yeux et
Je te parle
En espérant te voir.

Je vois un nouveau visage
Chaque jour
Mais je n’arrive pas à te voir
Toute entière.
Je n’arrive pas à me détacher
De mon faux moi.
Je n’y arrive pas encore.

Je n’arrive pas à lâcher
Toutes les peurs,
Toutes les croyances
Qui m’empêchent de t’accepter.

Je n’y arrive pas encore
Mais je sais que le travail que je fais
Me conduira à toi.

Ce face à face me fait peur,
Mais y a t-il moyen
D’y échapper?
Je ne crois pas.

Toi face à moi
C’est la fin de l’être que
J’ai interprété.

Celle que j’ai interprétée,
C’est celle qui se soumet à la volonté des autres,
C’est celle qui se cache pour qu’on ne la voie pas,
C’est celle qui n’a pas d’avis, pas d’envie, pas de voix,
C’est celle qui suit sans rechigner,
C’est celle qui s’est donnée la mort pour ne pas exister.

Elle a perdu la voix,
Elle a perdu l’envie,
Elle a perdu le goût de la vie,
Car elle a cru que c’était ainsi.
Elle s’est sacrifiée au nom de l’ignorance.
Elle s’est perdue parce ce qu’elle n’a pas cru
En elle, en son pouvoir, en sa force.
Elle s’est vue comme un être faible,
Qui n’a d’existence
Que celle de souffrir en silence.

Je me sens impuissante
Face à toi,
Celle qui refuse de changer,
Qui refuse de se libérer,
Qui refuse de se voir forte
Et puissante.
Ma colère s’anime
Quand je te vois t’obstiner sur ton sort
Et vouloir continuer à vivre
Dans cette médiocrité.

Je n’ai aucun jugement quant à la médiocrité mais
C’est parce que je sais que tu vaux mieux,
Que tu es puissante,
Que tu es très puissante
Que je t’invite à explorer cette puissance
Au lieu de la condamner.

Utilise moi,
Utilise moi en entier,
Corps et âme
Pour faire ton œuvre d’art.
Utilise moi
Comme ta toile.
Utilise moi
Comme ta propre création.
Utilise moi
Comme si j’étais le chef d’œuvre
De cette nouvelle incarnation.
Utilise moi
Et tu connaîtras l’illimité
De tes ressources
Et de tes talents.

Utilise moi
Et tu découvriras
Qui tu es vraiment.

Utilise moi
Et tu te libèreras,
Enfin,
De cette illusion.

Je voulais juste être aimée

Je voulais juste être aimée.

Je ne cherchais rien,
Ni la gloire,
Ni la reconnaissance,
Ni l’argent,
Ni même le bonheur.
Car enfant,
Ces concepts,
Je ne les connaissais pas.

Je voulais juste être aimée,
Par ma mère,
Par mon père,
Par les miens,
Puis au fil du temps,
Par le monde qui m’entoure.

Je n’avais les yeux
Que pour ces deux personnes,
Qui m’ont mise au monde,
Nourrie,
Eduquée
Fait de moi
Qui je suis.

Je n’avais les yeux que pour eux.
Je les aimais,
Ils m’aiment et,
Pourtant,
Je voulais juste être aimée.

enfant_gentil

Auteur inconnu

Et quand je pense que cet amour
Avait un prix,
Mais l’enfant que j’étais ignoré
Ce prix,
Cet enfant ignorait qu’à chaque fois
Qu’il disait oui
Par peur de perdre cet amour,
Il se perdait petit à petit,
Et éteignait le feu de sa vie.

Cet enfant, que j’étais,
Ne savait pas.
Et je ne peux pas lui en vouloir.

Je ne peux pas en vouloir
À mes parents,
À la société,
Car on a tous connu cet enfant
Que on l’a perdu
Un jour
Car on voulait juste être aimé.

Je voulais juste être aimée.
Et je me suis perdue dans
Cet amour illusoire,
Qui me demandait de choisir
Entre la peur et moi.

J’ai grandi dans la peur de perdre
Cet amour,
J’ai grandi chaque jour en oubliant
L’amour.
J’ai grandi en cherchant
L ‘amour.
J’ai grandi en rêvant
D’amour.
J’ai pleuré
Par amour.
J’ai souffert par manque
D’amour.

J’ai le cœur brisé.

Je voulais juste être aimée.

Juste être aimée.

Je voulais juste être aimée.

Aimée.

Je souffre par manque d’amour.
Mais je me réjouis à chaque fois
Que je sens cet amour dans l’air,
Dans mon cœur, dans mon corps.
Il frappe la porte de temps en temps,
Pour me rappeler qu’il est toujours là.

J’ai tendance à oublier,
Que l’amour est déjà là.

Je regarde autour de moi,
Cherche par le regard
Cette validation et
Attention qui me rassure
Et me fait croire
Que je suis acceptable
Et mérite d’être aimée.

Je regarde autour de moi,
Et je retombe dans l’oubli,
À chaque que je regarde autour,
Au lieu d’être.

Je retombe dans l’oubli,
Et mon existence demeure
Un mystère,
Une voix qui s’est perdue
Dans les ténèbres du jugement.

Je me voile la face
à chaque fois que je me dis
Que c’est moi qui parle,
Que c’est moi qui raisonne,
Que c’est moi qui agit.

Je me voile la face
à chaque que je continue
De perpétuer ces
Automatismes
Que j’appelle
Routine saine de l’esprit
Mais qui est en fait
Un leurre de l’esprit
Pour éviter d’écouter
Celle que je suis.

Cet enfant que j’étais,
A choisi une voie/x par
Peur de perdre cet amour.

Mais aujourd’hui,
Je suis là pour t’aimer.

Peu importe si dans le passé,
Tu as été rejetée,
Bannie,
Jugée,
Exclue,
Mal comprise
Par manque d’ouverture d’esprit
Et de sagesse.

Ce temps est révolu!

Car moi, l’adulte,
Je t’autorise à revenir
Dans cet état nature,
Cet état où tu aimais
Mettre tes pieds dans la boue
Puis marcher sur le sol
Pour laisser ta marque.
Ça t’amusait
Car tu savais déjà
Que rien n’était permanent.
Cette sagesse qui te permettait
Déjà d’être dans le non attachement
De qui tu es ou de ce que tu fais.
Ton nom t’importait peu,
Hier ne te préoccupait plus,
Demain n’était pas un souci.
Tu vivais un rêve permanent
Jusqu’à ce qu’on te dise non.
Réveille-toi de ta réalité,
Et unis-toi à ce cauchemar que l’on vit.

Je m’allie à la cause
De ceux et celles qui souffrent
Par peur de ne plus être aimé.

Je m’allie à leur cause
Car je voulais être aimée.

Je reproduis leurs schémas d’existence
Qui devient le mien
Et je me fonds dans une masse
Dyslexique,
Qui ne sait plus lire les signes de la vie.

Je grandis tiraillée
Entre deux mondes,
Celui de mes rêves que je refoule au fil du temps
Et celui des autres qui augmente ma colère
Que je refoule aussi.

Je reste tiraillée
Intérieurement
Mais de l’extérieur
Je montre
Que je suis saine d’esprit.

Je joue ce rôle
Tout au long de ma vie.
J’y prends goût
Et j’en conclus que c’est moi.

J’oublie qui je suis.
J’oublie.
L’oubli, le meilleur remède,
Un calmant pour l’âme qui se meurt
Petit à petit.

Mais depuis des années maintenant
Je m’ouvre au ressenti,
à l’émotion,
Et je sens cette âme qui est en moi.
Elle m’appelle
Et m’apaise en même temps.
Elle me rassure en me disant,
Oublie qui tu crois être
Et deviens qui tu es vraiment.

Et voilà aujourd’hui
Que je suis sur deux plans
D’existence,
Celle qui se meurt
Et celle qui revit.
Une cohabitation douloureuse
Dans une chrysalide atypique,
Mais cet espace de création
Donne la voix à ces deux êtres
Et leur permet de se regarder
Sans plus se voiler la face.

Ces deux voix s’unissent
Même si l’une sait que son départ
Est proche,
Elle accepte de plus en plus,
Qu’il est temps de laisser la place,
À celle qui s’est incarnée sur terre
Il y a des milliers d’années,
À celle qui est venue partager
La sagesse avec des milliers de personnes,
Celle qui ose se montrer telle qu’elle est,
Celle qui vibre au son et à la couleur,
Celle qui connaît la magie de la vie.

Je voulais juste être aimée,
Maintenant je sais que je le suis.
Peu importe ce que je dis,
Ce que je fais,
Qui je crois être.

Je suis aimée.

Sans condition.
Aucune.