La voyageuse, c’est moi

Les gens du voyage
Les gens qui errent dans les sphères de l’âme
Les gens qui ont pour seule patrie le cœur…

Je me sens chez moi quand je voyage, c’est étrange.
Je me sens chez moi quand je rencontre l’autre.

Je me sens chez moi quand je n’ai plus aucune destination
Que celle de continuer mon chemin.
Je me sens chez moi quand j’oublie d’où je viens,
Car chaque jour je découvre une parcelle de mon cœur
Que je ne connaissais pas.

Le voyage, c’est certainement mon refuge…
Je voyage dans mon imaginaire, dans mon sommeil, dans la réalité que je me crée au quotidien…
Un espace d’évasion, de découvertes mais surtout de rencontres…
Car chacune des multiples rencontres que je fais
Me rappelle que l’autre c’est aussi moi.

Je suis au Kenya en ce moment… un pays où les gens portent des couleurs bien vives
Qui ne me laissent pas indifférente.
Je rencontre ces femmes qui assument leurs formes et leurs couleurs,
Qui les affichent aussi bien pour aller à la messe du dimanche que pour assister à cet atelier
Que je co-anime. Et moi, qui voulait leur demander de venir en “jogging”, c’était ne rien comprendre à leur besoin d’exprimer/afficher leur beauté.

Elles racontent leurs histoires, je vois leur peine mais aussi leurs sourires qui illuminent leurs visages Malgré l’adversité.
Une lueur d’espoir qu’elles n’ont jamais perdu car leur foi est plus grande que tout.

Ce voyage est entrain de me réconcilier avec ce que j’ai cru avoir perdu…et ne jamais retrouver: l’ESPOIR.
Le désespoir m’a englouti dans une dépression si ce n’est l’inverse. Je ne sais pas.
Je ressens que cette reconnexion avec le divin est entrain de prendre forme… j’accueille ce que j’ai Refusé d’accepter et que j’ai accusé comme la source de tous mes maux et qui m’a poussé à crier Injustice vie après vie…
J’accepte le pardon et le salut.
J’accueille la source. J’accueille l’amour. J’accueille l’intimité d’être dans cette union sacrée et
De me perdre dans la réalité d’éden.

Je me vois vêtue d’une robe blanche non pas pour marcher vers l’autel mais pour servir
Cette cause que j’ai tant attendue…
Etre au service de l’humanité,
Etre missionnaire et messagère de la paix et de l’amour.

Je me sens portée par cette nouvelle vie qui me pousse à aller à la découverte…
De ne plus accorder du temps au temps.
De ne pas avoir de destination que celle du cœur.
De n’afficher comme identité que celle de l’âme.
D’être une manouche intemporelle
Qui voit son cœur comme sa seule demeure
Et sa famille universelle.

Mon cœur m’appelle à dire…
Oui.

J’ai découvert cet appétit pour l’aventure il y a 9 ans quand j’habitais au Chili.
J’y ai pris goût mais à l’époque j’étais une âme désincarnée, un âme errante.
Aujourd’hui, je reprends ce chemin… ma quête: c’est tout simplement moi.
Retrouver chaque parcelle de mon cœur qui se trouve dans chaque recoin de cette planète.

Je suis au Kenya encore pour quelques jours… j’accueille chaque jour avec ouverture. Je fais appel à mes guides pour me montrer ce que j’ai refusé de voir, d’accepter les invitations qu’on me tend, d’échanger des moments de joie, d’ouvrir davantage mon cœur…
J’apprends aussi à apprécier le chemin et de garder de la distance avec la destination.
Je n’aurai pas toutes mes réponses aujourd’hui.

Ce voyage que je fais pour la deuxième fois prend une nouvelle allure et est porteur de nouveaux messages:
• mon cœur humaniste qui veut s’accomplir dans l’art thérapie humanitaire et communautaire.
• le voyage est mon élément; je vis de rencontres et de synchronicités.
• de persévérer sur le chemin de l’artiste même si tout ce que je sais c’est que mon cœur vibre aux couleurs et rythmes ethniques.
• apprécier le moment présent car j’ai encore tant à apprendre et à guérir.

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Photo prise au Parque National de Nairobi

À la rencontre de Kali

Aller à la rencontre de l’autre
son alter ego
son ombre

Aller à la rencontre de l’autre 
celle qu’on refuse de voir
de regarder dans les yeux 

Celle qui existe dans l’ombre
et marque nos actes manqués.
Celle qui nous fait passer
pour des parias aux yeux des autres

Celle qui détruit
ce que l’on construit.
Celle qui crée la fougue
et le tonnerre
pour nous faire trembler.
Kali, la force destructrice,

kali-yuga

Kali source

la force de la vengeance,
de la rage incontrôlable.
Kali est enchaînée
dans les prisons
de l’inconscient…

On dit qu’elle est morte,
qu’on l’a finalement tuée, qu’il n’y a plus rien à craindre.
On dit aussi qu’elle n’a jamais existé,
qu’elle est une légende urbaine
pour effrayer les enfants
turbulents.

On dit qu’elle est le patrimoine
onirique de chaque culture et civilisation
mais en aucun cas son existence
ne peut être prouvée.
Et ce n’est pas plus mal, diraient certains,
convaincus que la vierge est la seule représentation
du féminin.

Mais détrompez vous,
le féminin a plusieurs visages
et Kali est certainement la plus féroce.

Elle rompt avec les dogmes,
elle rompt les chaînes qui nous emprisonnent
dans un corps sans esprit,
elle lève le voile de l’illusion, de l’ignorance,
et nous permet de voir l’esprit et la matière qui se rejoignent,
elle soulève les tabous et les questions sans réponse…

Kali ose
se défaire du jugement
et de montrer son vrai visage…
il effraie ceux qui refusent de se voir,
il apaise ceux qui se cherchent et
se retrouvent enfin dans un visage
qui exprime liberté et vérité.

La bêtise est humaine,
dirait elle.
Mais elle sait faire preuve d’empathie
et de patience dans un monde
en pleine évolution, questionnement,
restructuration et auto-destruction.

Une force qui détruit
pousse à rétablir l’ordre
sur de bonnes fondations.

Kali ne s’apprivoise pas,
Kali n’est pas une dame de bonne compagnie.
Kali est un mystère qui aime
jouer quand elle est respectée
détruire quand elle est ignorée.

Kali nous surprend
quand on croit avoir atteint l’ultime vérité
et nous rappelle qu’elle est là pour
veiller sur le temple sacré
et que seuls ceux qui honorent
la sacralité du féminin
peuvent y entrer
et prendre plaisir
dans la dualité.

Qui es-tu?

 

Qui es- tu?

Es-tu celle que je crois
Ou celle que je veux que tu sois?

Es-tu celle qui écoute
Ou celle qui agit?

Es-tu celle qui comprend
Ou celle qui fait la sourde oreille?

Qui es-tu?

Qui es-tu
Quand tu es face à moi?

Qui es-tu
Quand tu es face aux autres?

Qui es-tu?
Qui es-tu?

Je te vois comme une force obscure
Qui m’empêche de me réaliser.
Je te vois comme le mal incarné
Qui m’empêche de vivre.

Je vois le mal en toi
Et je refuse de te voir.

Je refuse de t’ouvrir
La porte de mon cœur.

Je t’ai exclue
De mon paradis
Qui est devenu un enfer,
Car ta colère
S’est propagée tout au long
De mon être.

Et aujourd’hui, face à toi,
Je me sens impuissante.

Je me sens impuissante,
Et chaque pas que j’entreprends
Est voué à l’échec.

Chaque pas me fait perdre espoir,
Et je sens le poids du passé
Qui m’empêche de me libérer.

Je veux me libérer de toi,
Et de ton mal être.
Mais je n’y arrive pas.

Je suis épuisée,
Je me sens condamnée
à vivre avec tes maux
Et souffrir avec toi
Alors que mon intention
Est d’exister,
En paix.

Alors je me mets face à toi,
Et j’accepte de te voir
Autrement.

J’accepte de te voir telle que tu es
Et non plus celle que je veux que tu sois.

J’accepte de te voir telle que tu es.
Alors montre toi à moi,
Tous les jours, chaque instant,
Jusqu’à ce que je comprenne
Que toi c’est moi.

Que toi, tu es la vraie moi.

Que toi, tu es celle qui est venue
Vivre
E non pas être l’ombre de la mort.

Alors je veux te voir,
Entière,
Telle que tu es,
Nue,
Dans tous tes aspects,
Dans tout ce que tu es venue
Apporter.

Je ne peux plus te nier,
Je ne peux plus te tourner le dos
Et t’appeler le mal.

Tu fais partie de moi,
Je ne peux plus te refuser.

Je ne peux plus te refuser.

Je me dois de t’accepter,
Et de t’aimer tel que tu es.

Je ne t’avais pas comprise,
J’ai vu le mal en toi.
Le jugement m’a fait perdre
Le sens de l’amour et la compassion.

Comment m’ouvrir
À toi ?
Comment ouvrir mon cœur à l’amour et la compassion
Envers toi ?
Comment changer ma perception
De toi?
Comment t’accepter sans condition?
Comment te voir comme une lumière
Et non plus comme un démon?

Comment?

Comment puis-je ouvrir
Mon cœur et te voir
Tel que tu es?

Comment?

Comment?

Guide moi,
Dans l’ombre et la lumière.
Guide moi,
Dans cette dualité
Qui fait parti de moi,
Guide moi
À trouver cet équilibre
Et ne plus sombrer dans
L’extrémisme et le jugement.

Juste l’équilibre.

Trouver l’équilibre
Entre ces forces qui m’animent.

Montre toi à moi,
Tous les jours, à chaque instant,
Jusqu’à ce que je comprenne
Que toi c’est moi.

Montre toi à moi,
Même si la peur se présentera.

Oui, j’ai peur de te voir,
J’ai peur de toi,
J’ai peur de qui tu es,
J’ai peur qu’on te juge,
J’ai peur qu’on te rejette.

J’ai peur,
Je suis terrifiée par qui tu es.
Je ne sais pas qui tu es
Et c’est parce que je ne sais pas,
Que ma peur devient incontrôlable.

J’ai peur de toi,
J’ai peur de ce que tu peux me faire faire,

J’ai peur de toi,
Parce que je ne te connais pas,

J’ai perdu l’image de celle que je suis,
Depuis bien longtemps.
Ma mémoire a effacé toute trace
De cet être que je suis venue incarner.

Aujourd’hui, je porte ce masque
Que je n’arrive pas à enlever
Car je me suis identifiée
À cet être toute ma vie.

Et toi, face à moi,
Je ne pouvais que te rejeter.
Je ne pouvais que te refuser.

Le chemin de l’amour et de la compassion
M’amène à tes portes.
Je me regarde dans le miroir,
Je me regarde dans les yeux et
Je te parle
En espérant te voir.

Je vois un nouveau visage
Chaque jour
Mais je n’arrive pas à te voir
Toute entière.
Je n’arrive pas à me détacher
De mon faux moi.
Je n’y arrive pas encore.

Je n’arrive pas à lâcher
Toutes les peurs,
Toutes les croyances
Qui m’empêchent de t’accepter.

Je n’y arrive pas encore
Mais je sais que le travail que je fais
Me conduira à toi.

Ce face à face me fait peur,
Mais y a t-il moyen
D’y échapper?
Je ne crois pas.

Toi face à moi
C’est la fin de l’être que
J’ai interprété.

Celle que j’ai interprétée,
C’est celle qui se soumet à la volonté des autres,
C’est celle qui se cache pour qu’on ne la voie pas,
C’est celle qui n’a pas d’avis, pas d’envie, pas de voix,
C’est celle qui suit sans rechigner,
C’est celle qui s’est donnée la mort pour ne pas exister.

Elle a perdu la voix,
Elle a perdu l’envie,
Elle a perdu le goût de la vie,
Car elle a cru que c’était ainsi.
Elle s’est sacrifiée au nom de l’ignorance.
Elle s’est perdue parce ce qu’elle n’a pas cru
En elle, en son pouvoir, en sa force.
Elle s’est vue comme un être faible,
Qui n’a d’existence
Que celle de souffrir en silence.

Je me sens impuissante
Face à toi,
Celle qui refuse de changer,
Qui refuse de se libérer,
Qui refuse de se voir forte
Et puissante.
Ma colère s’anime
Quand je te vois t’obstiner sur ton sort
Et vouloir continuer à vivre
Dans cette médiocrité.

Je n’ai aucun jugement quant à la médiocrité mais
C’est parce que je sais que tu vaux mieux,
Que tu es puissante,
Que tu es très puissante
Que je t’invite à explorer cette puissance
Au lieu de la condamner.

Utilise moi,
Utilise moi en entier,
Corps et âme
Pour faire ton œuvre d’art.
Utilise moi
Comme ta toile.
Utilise moi
Comme ta propre création.
Utilise moi
Comme si j’étais le chef d’œuvre
De cette nouvelle incarnation.
Utilise moi
Et tu connaîtras l’illimité
De tes ressources
Et de tes talents.

Utilise moi
Et tu découvriras
Qui tu es vraiment.

Utilise moi
Et tu te libèreras,
Enfin,
De cette illusion.

Je voulais juste être aimée

Je voulais juste être aimée.

Je ne cherchais rien,
Ni la gloire,
Ni la reconnaissance,
Ni l’argent,
Ni même le bonheur.
Car enfant,
Ces concepts,
Je ne les connaissais pas.

Je voulais juste être aimée,
Par ma mère,
Par mon père,
Par les miens,
Puis au fil du temps,
Par le monde qui m’entoure.

Je n’avais les yeux
Que pour ces deux personnes,
Qui m’ont mise au monde,
Nourrie,
Eduquée
Fait de moi
Qui je suis.

Je n’avais les yeux que pour eux.
Je les aimais,
Ils m’aiment et,
Pourtant,
Je voulais juste être aimée.

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Auteur inconnu

Et quand je pense que cet amour
Avait un prix,
Mais l’enfant que j’étais ignoré
Ce prix,
Cet enfant ignorait qu’à chaque fois
Qu’il disait oui
Par peur de perdre cet amour,
Il se perdait petit à petit,
Et éteignait le feu de sa vie.

Cet enfant, que j’étais,
Ne savait pas.
Et je ne peux pas lui en vouloir.

Je ne peux pas en vouloir
À mes parents,
À la société,
Car on a tous connu cet enfant
Que on l’a perdu
Un jour
Car on voulait juste être aimé.

Je voulais juste être aimée.
Et je me suis perdue dans
Cet amour illusoire,
Qui me demandait de choisir
Entre la peur et moi.

J’ai grandi dans la peur de perdre
Cet amour,
J’ai grandi chaque jour en oubliant
L’amour.
J’ai grandi en cherchant
L ‘amour.
J’ai grandi en rêvant
D’amour.
J’ai pleuré
Par amour.
J’ai souffert par manque
D’amour.

J’ai le cœur brisé.

Je voulais juste être aimée.

Juste être aimée.

Je voulais juste être aimée.

Aimée.

Je souffre par manque d’amour.
Mais je me réjouis à chaque fois
Que je sens cet amour dans l’air,
Dans mon cœur, dans mon corps.
Il frappe la porte de temps en temps,
Pour me rappeler qu’il est toujours là.

J’ai tendance à oublier,
Que l’amour est déjà là.

Je regarde autour de moi,
Cherche par le regard
Cette validation et
Attention qui me rassure
Et me fait croire
Que je suis acceptable
Et mérite d’être aimée.

Je regarde autour de moi,
Et je retombe dans l’oubli,
À chaque que je regarde autour,
Au lieu d’être.

Je retombe dans l’oubli,
Et mon existence demeure
Un mystère,
Une voix qui s’est perdue
Dans les ténèbres du jugement.

Je me voile la face
à chaque fois que je me dis
Que c’est moi qui parle,
Que c’est moi qui raisonne,
Que c’est moi qui agit.

Je me voile la face
à chaque que je continue
De perpétuer ces
Automatismes
Que j’appelle
Routine saine de l’esprit
Mais qui est en fait
Un leurre de l’esprit
Pour éviter d’écouter
Celle que je suis.

Cet enfant que j’étais,
A choisi une voie/x par
Peur de perdre cet amour.

Mais aujourd’hui,
Je suis là pour t’aimer.

Peu importe si dans le passé,
Tu as été rejetée,
Bannie,
Jugée,
Exclue,
Mal comprise
Par manque d’ouverture d’esprit
Et de sagesse.

Ce temps est révolu!

Car moi, l’adulte,
Je t’autorise à revenir
Dans cet état nature,
Cet état où tu aimais
Mettre tes pieds dans la boue
Puis marcher sur le sol
Pour laisser ta marque.
Ça t’amusait
Car tu savais déjà
Que rien n’était permanent.
Cette sagesse qui te permettait
Déjà d’être dans le non attachement
De qui tu es ou de ce que tu fais.
Ton nom t’importait peu,
Hier ne te préoccupait plus,
Demain n’était pas un souci.
Tu vivais un rêve permanent
Jusqu’à ce qu’on te dise non.
Réveille-toi de ta réalité,
Et unis-toi à ce cauchemar que l’on vit.

Je m’allie à la cause
De ceux et celles qui souffrent
Par peur de ne plus être aimé.

Je m’allie à leur cause
Car je voulais être aimée.

Je reproduis leurs schémas d’existence
Qui devient le mien
Et je me fonds dans une masse
Dyslexique,
Qui ne sait plus lire les signes de la vie.

Je grandis tiraillée
Entre deux mondes,
Celui de mes rêves que je refoule au fil du temps
Et celui des autres qui augmente ma colère
Que je refoule aussi.

Je reste tiraillée
Intérieurement
Mais de l’extérieur
Je montre
Que je suis saine d’esprit.

Je joue ce rôle
Tout au long de ma vie.
J’y prends goût
Et j’en conclus que c’est moi.

J’oublie qui je suis.
J’oublie.
L’oubli, le meilleur remède,
Un calmant pour l’âme qui se meurt
Petit à petit.

Mais depuis des années maintenant
Je m’ouvre au ressenti,
à l’émotion,
Et je sens cette âme qui est en moi.
Elle m’appelle
Et m’apaise en même temps.
Elle me rassure en me disant,
Oublie qui tu crois être
Et deviens qui tu es vraiment.

Et voilà aujourd’hui
Que je suis sur deux plans
D’existence,
Celle qui se meurt
Et celle qui revit.
Une cohabitation douloureuse
Dans une chrysalide atypique,
Mais cet espace de création
Donne la voix à ces deux êtres
Et leur permet de se regarder
Sans plus se voiler la face.

Ces deux voix s’unissent
Même si l’une sait que son départ
Est proche,
Elle accepte de plus en plus,
Qu’il est temps de laisser la place,
À celle qui s’est incarnée sur terre
Il y a des milliers d’années,
À celle qui est venue partager
La sagesse avec des milliers de personnes,
Celle qui ose se montrer telle qu’elle est,
Celle qui vibre au son et à la couleur,
Celle qui connaît la magie de la vie.

Je voulais juste être aimée,
Maintenant je sais que je le suis.
Peu importe ce que je dis,
Ce que je fais,
Qui je crois être.

Je suis aimée.

Sans condition.
Aucune.

Le corps, l’âme et l’amour

La douleur physique me rappelle
La limitation dans laquelle je vis
Et le corps dont des fois j’aimerai me défaire.

Le corps,
Un allié devenu ennemi.

Le corps,
Cette sublime création
Dont on a fait
Usage et puis abandonné
Maltraité
Dénigré
Repoussé
Éteint la force de vie.

Le corps,
Cet allié devenu ennemi
Ne peut plus continuer
À faire figure
De cobaye et être
Usé pour de mauvaises
Raisons.

Le corps,
Cet ami qui nous accompagne
Tout au long de notre vie
A besoin de vie.

On oublie que le corps
A sa propre conscience,
Ses propres besoins,
Son propre langage,
Sa propre étincelle,
Et que tout ce nouveau
Langage qu’on lui
Incorpore à travers les tendances
Des uns et des autres
Ne lui appartient pas;
Il n’en connait pas les codes
Et suivra difficilement.

Ce dont le corps a le plus besoin
En cette nouvelle air
C’est de retrouver
Sa place.

Le miroir raconte une histoire,
Et le corps raconte une autre.
Quelle est celle que l’on veut écouter?

Le miroir reflète les pensées et les préjugés,
Le corps appelle à l’amour, l’affection et
La tendresse aussi bien dans le regard que
Dans les gestes.

Le miroir nous fait retomber dans
L’illusion et nous fait croire que notre corps
En vaut peu,
Alors que le corps cherche à se libérer de ce
Regard méprisant et dénigrant.

Et si je laissais à mon corps
Sa voix d’expression.
Si je laissais à mon corps,
La possibilité de me parler,
De parler aux autres,
De raconter son histoire,
Ses aspirations,
Son humeur,
Quelle forme prendra-t-il ?
Quelle mouvement enchaînera-t-il?
Quelle posture tiendra-t-il?

Si tu as ta propre conscience,
Cher corps,
Qui es-tu?

Si toi et moi,
Nous nous sommes alliés
Dans cette vie,
Que sommes-nous
Venus incarner
Et accomplir?

Si moi je suis venue
Avec un passé
Et des vies dures
De lutte et de combat,
Toi dans cette vie,
Tu es un nouveau né
Incarnant la perfection.

Mon devoir,
C’est d’arrêter
De me raconter des histoires
Car le passé n’a pas
à t’impacter.

Tu es perfection,
Et c’est ainsi que je t’ai choisi.

Tu es mon allié,
Mon confident,
Mon partenaire
Dans le meilleur et le pire.

Nous ne sommes plus deux êtres
Séparés où
Chacun regarde dans une
Direction opposée.

Nous sommes deux êtres unis
Incarnant la vie.

Dans cette douleur
Qui m’a prise de court tout au long
De cette année,
je me suis sentie impuissante,
Fragile,
Dans l’espoir de me rétablir au plus vite,
Et dans la peur de vivre indéfiniment
Avec cette douleur handicapante.

Je suis devenue dépendante des autres
Pour le moindre petit geste,
Je me suis négligée comme
Si je n’avais plus de corps,
J’ai essayé de rétablir un contact
Entre toi et moi
Mais j’avais l’impression
Que la séparation
Avait déjà été faite
Et qu’il n’y avait aucun moyen de retrouver les liens.

Je me suis sentie au plus bas
De mon existence,
Ne comprenant pas ce qui m’arrivait,
Je me sentais incomprise par mon entourage,
J’avais espoir et à la fois
J’étais désespérée.
J’appelais les forces supérieures pour me guider
Et j’avais l’impression d’être ignorée.

Je voulais simplement guérir.
Je voulais désespérément guérir.
Car vivre dans cette douleur, m’a handicapé,
Ce mot semble fort mais c’est le sentiment que j’ai ressenti.
Je me déplaçais à peine, tellement j’avais peur
De réveiller cette douleur.
J’ai crié les larmes de colère, de désespoir,
J’ai appelé toute forme d’aide possible,
J’ai sombré dans ma créativité car c’était la seule
Chose qui m’aidait à vivre dans le moment présent.
Car sinon j’aurai choisi d’abandonner,
J’aurai choisi de partir,
Car je ne voyais vraiment pas l’issue.
Je ne voyais plus rien,
J’ai sombré dans une déprime
En silence, tout en gardant espoir que des jours meilleurs viendront,
Peut-être,
Je me suis réveillée chaque matin avec cet espoir,
Et j’ai tout de suite retrouvé ma déception.

Je n’en peux plus,
Je continue de vivre cette même histoire
Et de me blâmer.
Qu’est ce que je n’ai pas encore fait?
Qu’est ce que je n’ai pas encore compris?
Pourquoi je ne lâche pas prise?
Pourquoi je me retiens à la vie, tout simplement?

Et je continue de me blâmer?
Car je suis en apparence là où tout à commencer.

Je ne sais plus quoi faire,
Et le temps presse,
Car je m’impatiente.

Je veux vivre.
Je veux vraiment vivre.
Je veux incarner la vie
Et non plus une demi-vie.

Je ne sais pas comment engager
La conversation avec mon corps.
Je ne sais pas ce qu’il veut.
Je ne sais pas ce qu’il demande.

Je me pose tellement de questions
Et je n’ai pas de réponse.

Pourquoi je ne saisis pas son langage?

Je perds patience.

Je ne peux plus rester assise,
Et espérer me lever
Un jour sans douleur.

Je ne peux plus.

Mais je ne peux plus non
Plus avancer dans la douleur.

Je ne peux plus.

Est ce que voler serait la solution?

Je ne sais pas.

Peut-être.

Tout est possible,
J’ai envie de dire,
Mais je n’y crois pas
Vraiment.

Que puis-je faire pour ce corps qui souffre
Et moi qui me lamente sur mon sort?

Comment me sortir de cette impasse?

Que faire?

Quel est ce langage que je ne veux pas
Comprendre?
Il semble que je reçois des messages
Et je continue de faire la sourde oreille.

Pourquoi?

De quoi ai-je peur?

Qu’est ce que je ne veux pas accepter?

Qu’est ce que je refuse d’entendre?

Je ne sais pas mais je demande à entendre.
Je demande à écouter cette voix
Qui prend la forme de mon corps,
Et qu’elle me raconte comment elle veut
Vivre son histoire.

C’est ce corps,
Que je suis venue incarner
Et non pas d’autres corps.

Et pour le temps qu’il me reste
Sur cette Terre,
Je suis là pour ce corps
Autant qu’il est là pour moi.
Alors faisons la trêve
Et allions nos forces.

Ce corps n’a plus à subir
Les mésaventures de l’âme déchue.
Ce corps veut vivre
L’aventure de l’âme qui se libère.

Ce corps veut incarner la liberté.
Ce corps demande de se défaire
De tous les dictats que la société
Veut lui imposer.
Ce corps veut se libérer des modèles
Préconçus.
Ce corps veut s’affranchir et créer
Sa propre nation.

Mon corps parle et me dit:
Je suis un
Anarchiste de l’âme,
Un révolutionnaire dans tous ses états d’âme,
Un sans-patrie en quête d’universalité,
Un sans-domicile fixe trouvant refuge dans toutes les maisons du monde,
Un aventurier en quête de vérité,
Un nomade intergalactique,
Un guerrier de la paix armé de la lumière divine,
Un sans-habit couvert par la chaleur angélique,
Qui aime la brise du matin,
Le lever du soleil,
Les nuits à la belle étoile,
Les grains de sable qui collent
Sur sa peau,
Qui aime la boue et marcher pieds
Nus.
Les plaisirs simples de la vie.

J’aime la vie sauvage,
Car je me sens chez moi,
Libre et libérée
D’une structure
Imposante et contraignante.

Dans la vie sauvage,
Les arbres me connaissent
Et se réjouissent de ma présence.

Dans la vie sauvage,
Les oiseaux gazouillent
Pour me dire bonjour
Avec amour et générosité.

Dans la vie sauvage,
Tout est harmonieux
Et même moi je complète
Cette harmonie.

Je suis dans mon élément
Quand je fais partie des éléments,
Et que je me rends compte
Que ma force fait partie d’un tout
Plus grand qui s’appelle
Gaia.

J’appelle mes sœurs et frères
À retrouver ce lien avec la nature.

J’appelle mon corps et mon âme
À se rejoindre dans ma vraie nature.

L’âme qui est en chacun libère cette lumière
Qui semble émaner du cœur,
Pour alimenter le reste de ce véhicule
Terrestre et propager le seul message
Qui mérite de traverser toutes les frontières
Et d’être entendu:
“Nous sommes venus ici pour aimer”.

Alors aimons, celui qui se trouve à nos côtés,
Ou celui qui se trouve à l’autre bout de la Terre.

Aimons.
Aimons inconditionnellement.
Aimons jusqu’à l’infini.
Aimons même si nous croyons ne pas savoir,
Aimons même si nous croyons ne pas pouvoir,
Aimons même si nous croyons que l’on n’a pas
Cette capacité et force en nous.

Aimons.
Aimons inconditionnellement.
Aimons jusqu’à l’infini.
Aimons et donnons de nous
Pour nous retrouver dans l’autre.
Aimons jusqu’à enfin
Comprendre ce que unité veut dire.
Aimons jusqu’à retrouver
Notre nature divine.
Aimons jusqu’à reconstituer
L’amour.

Aimons et
Laissons nous guider par l’amour.

Car l’amour saura faire de nous
Ce que nous sommes venus
Etre.

La page blanche pour la paix

La page blanche,
Ce moment magique
Où tout est permis,
Où on pose la couleur de la vie
Et la science de la liberté.

La page blanche,
C’est cette ouverture
Vers le monde de la création,
De l’inconnu,
Où on est guidé
Par la force de l’imagination,
De l’intention,
Et des possibilités infinies.

La page blanche,
Fait peur à l’être
Qui a peur de se connaître,
Qui fuit sa vraie réalité,
Préfère renoncer à sa liberté
Et s’allier à sa zone de confort.

La page blanche
Demande beaucoup de courage.
On peut aussi bien avoir un fil directeur
Que suivre le chaos et voir
Où il nous mène.

La page blanche,
C’est s’ouvrir à chaque instant
À la possibilité de se recréer,
D’ouvrir des portes
Inexplorées,
De se connaître davantage,
D’écouter son cœur,
De se connecter aux forces invisibles,
De s’allier aux consciences
Du collectif.

La page blanche
N’est pas une histoire de don,
De talent, de connaissance,
De maîtrise…

La page blanche est
À la portée de tous
Car nous sommes tous créateurs
Et co-créateurs.

Comment nos histoires individuelles
Se tissent entre elles
Quand on les vit en pleine conscience?

Comment nos histoires collectives
Instaurent de nouvelles vérités
Et un nouvel air?

Comment peut-on réinventer
Ces histoires?
Comment retravailler nos mythes,
Nos croyances de telle sorte
Qu’ils apportent du sens à la nouvelle
Génération de créateurs et co-créateurs?

Comment redonner le blason
De la vérité et de l’imagination
À ce nouveau collectif
Qui veut mener la paix?

Nous ne sommes pas que des idéalistes,
Des rêveurs, des illusionnistes,
Des charlatans, des âmes perdues…

Nous sommes des visionnaires,
Des entrepreneurs,
Des créateurs de changement,
Des révolutionnaires évolutionnaires,
Les missionnaires de la nouvelle terre.

Nous apportons le changement,
Ouvrons la voie,
Insufflons la vérité,
Inspirons le questionnement,
Redonnons vie à ce qui a été perdu,
Recréons de nouvelles structures solides
De coopération et d’interconnexion,
Réinventons l’histoire et
L’avenir de la nouvelle terre.

Nous sommes le nouvel ordre,
Un ordre qui n’a pas de nom,
Juste l’intention gravé sur le cœur,
Bien avant la naissance,
De faire évoluer les consciences
Et ramener la paix sur terre.

 

De l’individuel au collectif, créons le changement pour une nouvelle humanité.

Je suis touchée par
L’histoire de la femme.

Je me dis c’est injuste;
Mais je ne peux plus vivre
Dans cette réalité
Où il y a des victimes et des bourreaux.

Chacun a fait un choix,
Même s’il est dur de le comprendre.

Il est temps de créer
L’histoire de la femme
Qui veut s’épanouir
Dans sa réalité
Mystique,
Une réalité qui se verse
Dans l’amour du divin.

Il est temps d’être juste
Vis-à-vis des choix de chacun
Et regarder chaque situation
Avec compassion
Et non pas avec colère
Ou pitié.

Le monde est juste,
C’est la réalité.

Le monde est injuste,
C’est une perception.

Je choisis de percevoir
Cette justesse,
Et cette justice.
Elle existe,
Elle est ici et dans l’au-delà,
Sans oublier celle qui est dans
Nos cœurs que l’on peut maîtriser
Mais qu’on rejette souvent.

La beauté du cœur
Nous rappelle sans cesse
La vérité.

Et la vérité,
C’est qu’on est aimé
D’un amour inconditionnel.
Et peu importe, nos choix de vie.
Peu importe,
On est aimé.

C’est une vérité.
C’est la seule vérité
Qui vaille vraiment la peine
D’en diffuser le message.

Je veux passer ma vie à aimer.
Je veux aimer tout ce qui
Est présent dans mon environnement,
Dans mon entourage,
Ce que je vois ou dont je ressens la présence.

Je veux aimer,
Est-ce si dur à faire?

C’est ma vraie nature,
Dont il s’agit finalement.

En aimant, je me retrouve.
En m’aimant, je suis guérie.

Je ne peux plus vivre
Dans la colère,
Dans la haine,
Dans le ressentiment,
Dans le regret,
Dans le désarroi,
Dans le désespoir,
Dans la tristesse,
Dans la mort…

Je ne peux plus vivre
Comme je l’ai fait
Auparavant.

Je veux vivre
Comme je le mérite.

Et je comprends
Qu’il soit difficile
De sortir de certaines perceptions.

Je comprends
À quel point,
On s’est attaché à nos fausses croyances.

C’est difficile de faire table rase.
C’est même difficile d’en saisir le principe.
Mais c’est possible.
Avec un peu de rigueur et de volonté.
Sans oublier la patience et la bienveillance.

Comme j’ai émis l’intention de continuer
Dans la réalité où j’ai baigné dès ma naissance,
Aujourd’hui, je décide de la quitter
Et de baigner dans la réalité que je veux créer
Sans limite.

Je suis libre de mes choix,
De mes décisions,
De mes actions,
De mon ressenti.
Je suis libre de rêver
Et de co-créer mes rêves.
Je suis libre d’accepter
Ce que je reçois ou de demander autre chose
Si cela ne me convient pas.

Je suis libre.
C’est la vérité de la nouvelle réalité.

Je suis libre.
C’est la réalité de ma nouvelle vérité.

J’aime la légèreté
Qu’apporte ce sentiment de liberté.

La liberté c’est la création en pleine conscience.
C’est une création qui honore la loi de l’un
Et qui remet en question les lois des hommes
Qui continuent dans le contrôle, le pouvoir
Et la manipulation.

La liberté c’est le cadeau de la vie,
Qu’on n’a mis de côté
Par ignorance d’abord,
Puis par peur de ces lois autoritaires,
Opprimantes qui créent une hiérarchie
Imposée par l’homme et
Non pas par le créateur.

Tout cela, c’est de l’histoire ancienne.
Tout cela, aujourd’hui,
N’a plus lieu d’être.
Car nous sommes dans un nouveau temps,
Une nouvelle air, qui apporte justice,
Égalité, coopération, évolution des consciences,
Liberté, le droit à la vie, à l’intégrité, à l’expression
De l’être, à l’individualité, à l’entraide sans frontière,
À la paix universelle, à l’amour inconditionnel…
C’est un temps nouveau,
Un temps où tout est entrain de basculer,
Les vieilles structures sont amenées à s’effondrer,
Une par une, jusqu’à ce que ces nouvelles structures
Qui sont entrain de se créer dans l’ombre,
Prennent place et finalement brillent
Pour établir le nouvel ordre de la planète.

Cela se passe à l’instant même,
Aussi bien au niveau individuel
Que collectif.

N’ayons pas peur des changements
Car c’est pour le plus grand bien
De l’humanité.

Amour et lumière,
À ceux qui rejettent leurs ombres.

Amour et lumière,
À ceux qui se préparent dans l’ombre.

Nous brillerons un jour
Pour avoir eu le courage
De laisser nos peurs,
De laisser le connu
Pour réaliser un idéal commun.

Amour et lumière,
À cette Terre qui s’impatiente
Mais qui reste confiante.

Amour et lumière,
À tous ces êtres,
Cette flore et faune,
Ces minéraux,
Toutes ces espèces
Qui habitent
Et constituent
Cette planète.

Amour et lumière,
Aux galaxies et
Aux êtres qui y habitent.

Amour et lumière,
À tous.

Je vous aime.

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Source inconnue